19ème jour Sentir Hashem dans n'importe quelle circonstance

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Une intervention divine claire comme le jour 

Au cours de l’hiver de l’année 1984, une rencontre fut fixée avec l’Admour de Tsanz zatsal, dans sa résidence de Union City, dans le New Jersey, pour neuf heures du soir. Pour arriver à l’heure, il nous fallait donc prendre la route à sept heures et demie. Le même jour, dans l’après-midi, on m’informa du fait que le célèbre chanteur juif Bob Dylan (de son vrai nom Zimmerman) insistait pour me rencontrer, après avoir entendu parler de moi par une importante personnalité que j’avais reçue à de nombreuses reprises. Il insistait pour me rencontrer à huit heures du soir, avant de se rendre en Allemagne pour une grande tournée de concerts. J’étais très hésitant. D’un côté, à cette heure, je devais être en route vers la demeure de l’Admour de Tsanz. Mais d’un autre côté, si je refusais d’accéder à sa demande de me rencontrer, il risquerait de s’en offusquer, ce qui pourrait, à D.ieu ne plaise, causer un ‘hilloul Hachem, du fait de sa grande influence sur son public d’admirateurs.

Dans un esprit désintéressé, je décidai finalement de le recevoir, du fait de son influence dans le monde entier, et ce, en dépit de la rencontre prévue avec le chef de file des ‘hassidim de Tsanz. C’est ainsi qu’il se présenta à huit heures et passa en ma compagnie deux bonnes heures, au cours desquelles nous avons échangé sur la religion.

Grâce à D.ieu, depuis cette rencontre, nous avons gardé contact et entretenons d’excellents rapports. Il est même venu visiter notre Yéchiva de Paris au cours d’un passage dans la capitale. C’est à dix heures seulement qu’il nous quitta. Alors, en dépit de l’heure tardive, je décidai de tenter le voyage jusqu’à Union City, dans l’espoir de pouvoir quand même rencontrer l’Admour.

M’adressant à mes accompagnateurs, je leur dis : « Faisons tout de même l’effort de voyager jusqu’à Union City. Qui sait ? Peut-être parviendrons-nous quand même à le rencontrer. Et sinon, cet effort n’en sera pas moins considéré comme une mitsva ! En outre, peut-être le Tsaddik ne nous tiendra-t-il pas rigueur de ce retard indépendant de notre volonté en voyant notre persévérance pour parvenir jusqu’à lui. »  

Le chanteur juif  Bob Dylan se faisant bénir par le Rav Nous nous mîmes ainsi en route, mais sur l’autoroute, un incident étrange survint. Nous devions prendre la cinquième sortie, et c’est pourquoi nous suivions attentivement les indications. Nous dépassâmes la première sortie, clairement indiquée, la deuxième, la troisième, la quatrième, et là, surprise, la suivante était la sortie numéro six ! Comment la cinquième avait-elle pu ainsi nous échapper ? Le chauffeur l’avait-il dépassée en roulant trop rapidement ? Nous avons donc dû faire demi-tour en prenant la voie inverse, pour ensuite rejoindre la bonne voie, et avons prié le chauffeur de rouler plus lentement afin de ne pas rater cette fois-ci la bonne sortie.

Trois heures de retard nous semblaient amplement suffisantes ! Pourtant, une fois de plus, nous sommes passés successivement devant toutes les sorties, en roulant lentement, sans apercevoir celle que nous cherchions, comme si le Tout-Puissant nous empêchait de la voir. Cette fois-ci, nous nous sommes arrêtés sur le bas-côté et avons abordé un groupe de personnes qui s’y trouvaient. « Où se trouve la cinquième sortie ? » leur avons-nous demandé. Ils éclatèrent de rire : « Êtes-vous aveugles ? La cinquième sortie se trouve entre la quatrième et la sixième ! Comment avez-vous fait pour ne pas apercevoir l’immense panneau indicateur qui la signale ? » Leur réponse moqueuse nous fit comprendre que cela n’était pas un hasard. « Faisons une ultime tentative, proposai-je alors à mes compagnons de route.

Soit le Créateur nous ouvrira les yeux par le mérite du Tsaddik, soit cela voudra dire qu’Il ne veut pas que nous le rencontrions cette fois-ci ! » Nous avons une fois de plus repris la voie inverse, pour nous retrouver à la bonne hauteur. À peine avions-nous passé la quatrième sortie que, m’adressant à tous ceux qui se trouvaient dans le véhicule, je fis la suggestion suivante : « Disons tous à haute voix : “Bizekhout (par le mérite de) Rabbi ‘Haïm Halberstam de Tsanz ! (nom du grand-père de l’Admour actuel) Puisse-t-Il ouvrir nos yeux et nous permettre d’apercevoir la bonne sortie ! » Ô ! Miracle ! Nous avons soudain aperçu de loin le panneau lumineux indiquant la cinquième sortie ! Dans notre enthousiasme, nous nous sommes mis à chanter de joie, avec le sentiment d’un aveugle qui aurait soudain recouvré la vue. À l’embranchement, nous prîmes la sortie vers Union City et à notre plus grande joie, nous arrivâmes enfin au Beth Hamidrach de l’Admour.

Son secrétaire, qui nous attendait à l’entrée, nous indiqua que son Maître, installé dans son bureau, attendait encore notre venue. Quelle joie d’apprendre ainsi que nous n’étions pas venus pour rien et, plus encore, qu’il ne nous tenait pas rigueur pour notre retard de plus de trois heures et demie ! Nous avons gravi en courant l’escalier menant à son bureau, où nous attendaient des centaines de ‘hassidim curieux de voir qui leur Maître attendait jusque si tard. À peine entrés dans son bureau, nous avons ressenti une puissante onde d’émotion à l’idée du mérite qui était le nôtre, de nous tenir devant ce Tsaddik au visage rayonnant tel celui d’un ange. 

En lui baisant la main, j’eus soudain la vision de mes saints ancêtres, et à leur tête, Rabbi ‘Haïm Pinto zatsal. La sainteté qui émanait du Tsaddik était telle que j’eus quelques instants l’impression de me trouver face à mon saint grand-père zatsal. L’Admour me posa plusieurs questions sur mes saints ancêtres et, en lui relatant un certain nombre de faits les concernant, j’eus la sensation de ne rien lui apprendre.

Il s’avéra par la suite que l’un de ses disciples, originaire de Mogador, lui racontait tous les Chabbats des épisodes, émaillés de miracles, de la vie des Tsaddikim de la glorieuse lignée des Pinto. Après cela, je lui ai de nouveau baisé la main et l’ai quitté, empli d’un sentiment de joie intense, comme si je m’étais tenu au pied du mont Sinaï et avais eu le mérite d’y contempler la Présence divine. 

Je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi le Créateur nous avait momentanément « barré » la bonne route, nous retardant ainsi sur l’autoroute, mais cet incident contribua cependant à renforcer en nous la conscience de Sa Providence envers chaque créature, individuellement : en effet, quand tous les usagers de l’autoroute voyaient clairement la cinquième sortie, elle échappait totalement aux passagers de notre véhicule, jusqu’à ce qu’Il consente à dessiller nos yeux. Page Break Ce monde est éphémère et mensonger.

Nous ne devons pas nous investir dans ses plaisirs, mais nous y préparer au Monde à venir. Tout au long de nos années sur terre, il faut s’efforcer d’accumuler un maximum de mérites, de Torah et de bonnes actions qui nous accompagneront, le moment venu, vers le monde éternel. Comme le soulignent nos Sages : « Ce monde-ci est semblable à un vestibule avant le Monde futur ; prépare-toi bien dans le vestibule pour pouvoir entrer dans la salle du trône. » (Le Moussar) Les épreuves dans la vie d’un homme sont comme les vagues de la mer. La meilleure manière de les surmonter est de courber la tête en attendant qu’elles passent. De même qu’il ne vaut pas la peine de chercher à combattre la fureur des vagues, il ne sert à rien de se révolter contre les épreuves de la vie. (La colère)  

Une intervention divine claire comme le jour 

Le mystère du cours reporté 
L’appel qui aboutit à temps 
Que des cigarettes soient ! 
La guérison avant la plaie 

Demande de bénédictions

Les téfillin 

« Et tu porteras comme symbole sur ton bras, et comme mémorial entre tes yeux afin que la doctrine du Seigneur reste dans ta bouche que, d’un bras puissant, l’Éternel t’a fait sortir de l’Égypte. » (Chémot 13:9) 

« Tu les attacheras, comme symbole, sur ton bras, et les porteras en fronteau entre tes yeux. » (Dévarim 6:8) 

« Imprimez donc Mes paroles dans votre cœur et dans votre pensée ; attachez-les, comme symbole, sur votre bras, et portez-les en fronteau entre vos yeux. » (Dévarim 11:18) 

« Et tous les peuples de la terre verront que le Nom de l’Éternel est associé au tien, et ils te redouteront. » (Dévarim 28:10) 

 

Dans la Braïta, il est écrit : Rabbi Eliezer Hagadol affirme que ce verset se réfère aux téfillin que l’on met sur la tête. (Brakhot6a) 

 Nos Sages demandent : qui est considéré comme un ignorant ? (…) D’après Rabbi Yéhochoua, celui qui ne met pas les téfillin. (Brakhot47b) 

Rabbi Yanaï affirme que les téfillin ne doivent être portés que sur un corps propre, comme celui d’Elicha baal Knafaïm (« l’ailé »). Pourquoi l’appela-t-on ainsi ? Car il arriva une fois que le royaume romain maléfique décréta qu’à tout Juif qui mettrait les téfillin, on percerait le cerveau. Or, Elicha les porta malgré tout sur la place publiqueLe surprenant, un légionnaire romainle poursuivit. Lorsque celui-ci l’atteignit, Elicha s’empressa de les enlever de sa tête pour les cacher dans sa main. « Que tiens-tu donc en main ? » lui demanda-t-il. « Des ailes d’oiseau », répondit-il. Il ouvrit ses mains, qui laissèrent apparaître des ailes d’oiseau. (Brakhot49a) 

Sept personnes sont bannies par le Ciel : (…) celui qui ne porte pas les téfillin de la tête et du bras, les tsitsit à son vêtement, et ne place pas de mézouza à sa porte. (Pessa’him 113b) 

Du fait que le cœur constitue l’essentiel du corps humain, il a été fixé que la lettre [des téfillin de la main] soit placée face au cœur. [Quant aux téfillin de la tête], ils sont un mémorial entre les yeux, car lorsque l’homme voit un signe fait en rappel d’une chose, il se souvient de celle-ci. La preuve à cela est que nos Sages ont dit que la mitsva des téfillin ne peut être accomplie que de jour, autrement dit, lorsqu’on est en mesure de les voir. 

La raison pour laquelle on doit les mettre sur le bras gauche est que la force des téfillin se situe de ce côtéLes téfillin de la tête sont placés sur le cerveau, car c’est de là que l’âme puise sa force. Quant aux téfillin du bras, ils doivent être portés sur le gauche, car notre gauche fait face à la droite du Saint béni soit-Il. (RambanHaémouna Véhabita’hon, chap. 22) 

 En tant qu’être matériel, l’homme est forcément attiré par les désirs. Ce n’est que l’âme dont l’Éternel nous a gratifiés qui nous empêche, autant qu’elle le peut, de tomber dans le péché. Or, le Saint béni soit-Il, désirant rendre Son peuple saint méritant, lui a ordonné de placer de vaillants gardiens autour de l’âme : l’obligation de ne pas interrompre l’étude de la Torah jour et nuit, celle de porter quatre tsitsit aux quatre coins de nos vêtements, celle de fixer une mézouza à notre porte et celle de mettre les téfillin sur la tête et sur le bras. Cela étant, le choix des quatre passages [inscrits dans les téfillin], plutôt que tout autre de la Torah, est dû au fait qu’ils évoquent la soumission au joug divin, la proclamation de l’unicité divine et la sortie d’Égypte, démontrant notre foi dans le renouvellement du monde et la Providence divine. Ces thèmes constituant les bases du judaïsme, D.ieu nous a ordonné de les placer, chaque jour, entre nos yeux et sur notre cœur. Car, d’après les scientifiques, ces deux organes sont le siège de l’intellect, aussi, en y posant ces sujets, cela nous permettra de renforcer notre croyance en eux, d’ancrer en notre mémoire le souvenir des voies divines et de mériter la vie éternelle. (Séfer Ha’hinoukhmitsva 421-422) 

Les téfillin 

La naissance d’un homme de Torah 
La Torah, élixir de vie 
Téfila et téchouva 
Torah et émouna 

Le mystère du cours reporté 

L’un des fidèles disciples de notre Maître eut le mérite d’être témoin d’une intervention divine exceptionnelle, qui le rapprocha considérablement du Créateur. Voici son récit :

 « A l’époque où j’habitais à Los Angeles, me parvint la nouvelle de la venue du Rav dans notre ville. Je me hâtai d’aller le voir, et le priai de venir donner chez moi un cours le dimanche suivant – il y aurait grand monde, puisque ce jour-là, personne ne travaille.  Il accepta aussitôt ma demande et le dimanche, comme nous en avions convenu, il apparut sur le seuil de ma demeure, pour venir régaler de ses paroles de Torah la centaine de Juifs qui s’étaient rassemblés dans ce but. Pourtant, pour notre plus grand étonnement, il fit aussitôt demi-tour, refusant d’entrer chez moi. “Je reviendrai la semaine prochaine”, se contenta-t-il de dire, en guise d’explications. 

Lorsque je compris qu’il était sérieux dans ses intentions, je le suppliai de changer d’avis. Tant de Juifs s’étaient rassemblés et avaient fait l’effort de venir pour l’entendre. Comment pouvions-nous les décevoir ainsi ?

 Mais le Rav était inébranlable et regagna la voiture qui l’attendait au-dehors. Je compris qu’il n’y avait rien à faire et, extrêmement déçu, annulai le cours. Seule sa promesse de revenir une semaine plus tard me mettait un peu de baume au cœur.

Néanmoins, mon étonnement demeurait entier. Pourquoi avait-il refusé d’entrer chez moi pour donner un cours pourtant prévu depuis plusieurs jours ? Il ne me restait plus qu’à attendre la semaine suivante, où je pourrais peut-être recevoir une réponse.

Un peu plus tard le même jour, après la déception due à cette annulation de dernière minute, un ami me proposa de me joindre à son groupe, pour une partie de pêche en mer. N’ayant pas d’autre projet, j’acceptai avec joie.  Nous sommes montés à bord d’un petit chalutier doté d’un minuscule moteur et avons mis le cap vers une petite île d’environ huit kilomètres de long. Arrivés au large de l’île, nous avons jeté nos lignes à l’eau, impatients d’attraper des poissons. Pourtant, nos tentatives répétées échouèrent : aucun ne mordit à l’hameçon. Bredouilles, nous décidâmes tout de même de faire demi-tour.

Peu de temps après, un vent violent se leva, qui secoua notre embarcation comme un fétu de paille. Une peur panique s’empara de nous : nous avions l’impression de vivre nos derniers instants. Rassemblant toutes nos forces, nous avons tenté de maintenir le cap vers Los Angeles, mais la tempête nous poussait en sens inverse.  Au milieu de toutes nos tentatives, nous avons découvert que les vagues nous rapprochaient de cette île que nous venions de quitter. Par miracle, nous sommes parvenus à aborder. Sur la terre ferme, nous avons attendu que la tempête passe et que la mer retrouve son calme. Après quoi, nous avons regagné la côte de Los Angeles, secoués par l’extraordinaire miracle que nous venions de vivre.

En effet, comment expliquer rationnellement que notre frêle embarcation ne se soit pas retournée et que nous ne nous soyons pas noyés ?

Le dimanche suivant, conformément à sa promesse, le Rav fit son apparition dans l’embrasure de la porte. J’espérais vraiment que cette fois-ci, il ne me décevrait pas et donnerait son cours comme prévu. Je ne pus cependant m’empêcher de le questionner : “Pourquoi avez-vous refusé d’entrer, la semaine dernière ? – En arrivant au seuil de votre demeure, j’y ai ressenti le deuil. J’ai eu le pressentiment que quelque chose de terrible allait arriver à votre famille, et c’est pourquoi j’ai aussitôt fait demi-tour, reportant le cours à la semaine suivante, pour implorer le Créateur d’annuler le décret, par le mérite des paroles de Torah qui devraient y être prononcées huit jours plus tard ainsi que par celui de mes saints ancêtres.” À l’écoute de cette réponse, je n’en crus pas mes oreilles, et aussitôt me revinrent à l’esprit ces moments de péril à bord de notre bateau, le dimanche précédent, ainsi que la manière miraculeuse dont je m’en étais sorti. Je compris alors que c’était la prière du Rav qui nous avait permis d’en échapper. Qui sait, sans cela, ce qui nous serait arrivé ?

Cet évènement bouleversant marqua un tournant dans mon existence, il me poussa à me rapprocher du Judaïsme et à changer de mode de vie. Je fis mon alya et m’installai à Bat Yam, où je vis jusqu’à ce jour. »  

Le mystère du cours reporté 

L’appel qui aboutit à temps 
Que des cigarettes soient ! 
La guérison avant la plaie 
Le billet d’avion qui atterrit à temps 

Un mariage selon la Halakha 

Je fus à l’occasion invité au mariage du fils d’un philanthrope new-yorkais, célébré dans une salle luxueuse. Des sommes colossales avaient visiblement été investies dans l’organisation de l’évènement. 

Cependant, du fait du manque de pudeur qui régnait, je dus garder les yeux fermés pendant toute la ‘houpa. Je compris également qu’il ne me serait pas possible de participer à la soirée. Aussitôt la cérémonie religieuse terminée, je me mis à réfléchir au moyen de m’éclipser discrètement. 

Mais j’étais encore en train de réfléchir que le père du marié vint me retrouver, m’invitant personnellement à entrer dans la salle pour la soirée. 

J’étais très gêné. Comment pourrais-je refuser son invitation ? Mais, d’un autre côté, il était évident que je ne pouvais en aucun cas transgresser les lois de la Torah pour quelque raison que ce soit, et ce, même au prix de la honte de refuser l’invitation. 

Finalement, je décidai de m’adresser ainsi à mon hôte : « Est-ce que vous voulez recevoir ma brakha ? 

– Certainement ! me répondit-il sans hésiter. 

– Dans ce cas, il y a un problème : des danses mixtes ont actuellement lieu dans la salle, et je crains, si j’y entre, que cela ne porte atteinte à la sainteté de mes yeux, ce qui pourrait entraver la réalisation de la brakha. » 

Mon interlocuteur peinait à comprendre la signification de cette « atteinte à la sainteté des yeux », et il m’était malheureusement difficile de lui expliquer cette notion. 

Plus direct, je lui expliquai alors que s’il voulait que j’entre dans la salle, il devait veiller à ce qu’hommes et femmes soient séparés. 

« Voilà qui est réalisable, m’affirma-t-il. Si je fais installer une séparation entre hommes et femmes comme vous le demandez, accepterez-vous d’entrer dans la salle ? 

– Oui », répondis-je, avant d’ajouter la restriction suivante : « Mais je voudrais danser avec le ‘hatan, et ne pourrai le faire avec l’accompagnement musical de l’orchestre non-juif que vous avez pris ! » 

Cette fois-ci, le sourire de mon hôte disparut. « Que puis-je faire pour l’orchestre ? » me demanda-t-il, déçu. 

« Renvoyez-le, lui suggérai-je. Vous n’avez qu’à prendre à la place Avraham Fried et Mordékhaï ben David qui ont chanté lors de la ‘houpa. Demandez-leur de venir chanter dans la salle ; ils réjouiront certainement les mariés et tous les invités. » 

Le père du marié parut hésiter quelques instants, puis me demanda : « Et si je renvoie l’orchestre, vous consentirez à entrer dans la salle ? 

– S’il y a une séparation totale entre les hommes et les femmes et que seuls des chanteurs juifs chantent, j’entrerai avec joie, vous bénirai, ainsi que le ‘hatan, et danserai avec vous. » 

Le maître de céans s’exécuta : une séparation fut installée entre hommes et femmes et le chanteur fut renvoyé pour être remplacé par des Juifs. La joie était à son comble, et cela constitua un grand kiddouch Hachem. En effet, la rumeur se répandit rapidement que le célèbre philanthrope avait organisé la soirée du mariage de son fils en séparant complètement les hommes des femmes. 

En outre, d’autres Rabbanim qui se trouvaient à côté de moi au moment de ma discussion avec le maître de céans concernant la nécessité de séparer les hommes et les femmes et d’avoir des chanteurs juifs, furent admiratifs devant la tournure prise par les évènements, suite à mes demandes formulées avec intransigeance. « Comment avez-vous fait ? » me demandèrent-ils. 

Telle fut ma réponse : « Quand c’est la vérité qui parle, tout devient possible. Du fait que mes paroles étaient totalement basées sur la Torah, qui est la vérité unique, mon interlocuteur les a acceptées et s’y est soumis de manière remarquable ! » 

Un mariage selon la Halakha 

L’auto-aveuglement 
Celui qui vient se purifier est aidé d’en Haut 
Quand le bon penchant l’emporte 
Un petit sanctuaire 

Agir avant qu’il ne soit trop tard 

Un vendredi d’hiver où, pour paraphraser nos Sages, la journée est courte et le travail abondant, une femme me téléphona pour me demander conseil au sujet d’un problème personnel. 

Avant qu’elle ne commence à m’en faire part, je lui dis que du fait qu’il ne restait que peu de temps jusqu’à l’entrée du Chabbat, je ne pourrais pas l’écouter sereinement, et qu’il était donc préférable qu’elle me rappelle à la clôture de celui-ci, où je serais plus disposé à la conseiller. 

Toutefois, elle ne lâcha pas prise et insista pour me décrire tout de suite la situation critique dans laquelle elle se trouvait. Voici le récit qu’elle me fit : 

« Cela fait bien longtemps que la paix a déserté mon foyer et que mon mari m’a délaissée. Vu la situation critique de notre couple, je me suis soudain souvenue d’un homme avec qui j’étais autrefois fiancée. C’était quelqu’un de bien, mais nous n’étions finalement pas arrivés à nous entendre et avions alors rompu. Chacun de nous s’est ensuite marié de son côté. Maintenant que j’ai des problèmes de couple, je me suis souvenue de cet homme et lui ai téléphoné. Lui aussi s’est souvenu de moi, du fait qu’il souffre de problèmes similaires, et c’est pourquoi nous avons décidé de nous rencontrer de nouveau. Je vous appelle simplement pour avoir votre avis sur cela. » 

Je compris aussitôt que cette femme et son ancien fiancé n’étaient pas loin de transgresser l’un des plus graves interdits de la Torah, ce qui me fit tressaillir. Face à l’urgence de la situation, j’abandonnai toutes mes occupations pressantes et fis abstraction de l’heure qui avançait, afin de les préserver d’un tel péché. Je pris le temps de lui expliquer longuement la sévérité de la transgression vers laquelle elle se dirigeait naïvement et par ignorance. 

Outre le temps que je lui consacrai pour qu’elle prenne conscience de son erreur, je joignis son mari et lui parlai pendant une bonne heure de l’importance de restaurer la paix au sein de leur foyer. Grâce à D.ieu, suite à de nombreux efforts, on parvint à un résultat, et ce couple mena, comme par le passé, une vie heureuse et sereine. 

Après coup, je réalisai, en réfléchissant, que si je n’avais pas pris le temps d’écouter cette femme en cette veille de Chabbat, la situation se serait dégradée au point qu’il aurait été trop tard pour intervenir, et deux familles juives auraient été totalement détruites. 

Du Ciel, on a fait en sorte que j’aie l’intelligence de prêter une oreille attentive à cette femme, en dépit du temps qui pressait, et par ce mérite, la paix a pu revenir dans un foyer. 

Nous en déduisons une édifiante leçon quant à l’importance, pour l’homme, de ne pas repousser une bonne action qu’il a l’intention d’accomplir, car il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. 

Durant les six jours de la Création, l’Éternel a tout créé, et depuis, Il continue chaque jour à créer et à maintenir Sa création, qu’Il domine à tout instant. Toute création divine vise un but unique : se mettre au service du peuple juif, l’aider à étudier la Torah et le Moussar et sanctifier le Nom de D.ieu dans le monde.  

(Les repentis) 

L’essentiel du Judaïsme est d’être humble et effacé devant le Créateur. Car pour ressentir et découvrir la Vérité, il faut s’effacer complètement devant celle-ci et devant le Créateur Qui se trouve derrière elle. 

(La conversion) 

Agir avant qu’il ne soit trop tard 

Un divorce injustifié 
S’ils sont méritants, la Présence divine vient résider entre eux
Une aide contre lui 
Appliquer ce que l’on prêche 
Paracha Haye Sarah
Paracha Haye Sarah

5776/2016

Paracha Haye Sarah
Paracha Haye Sarah

5780/2020

Paracha Haye Sarah
Paracha Haye Sarah

5779/2019

Paracha Haye Sarah
Paracha Haye Sarah

5778/2018